Horlogerie Japonaise

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Aujourd’hui, le Japon est considéré comme l’un des plus grands acteurs de l’industrie horlogère, avec certaines marques figurant parmi les plus emblématiques du marché. Ses garde-temps sont prisés tant au niveau technique qu’esthétique.
Mais comment tout a commencé ? Découvrons les principales étapes de l’histoire horlogère japonaise, d’hier à aujourd’hui.

Les TOP marques de montres japonaises

Découvrez les origines et histoires des marques de montre qui font le succès de l’horlogerie japonaise à travers le monde.

Les débuts de l’horlogerie japonaise moderne

Wadokei

La fabrication du premier objet pour mesurer le temps au Japon remonte à bien loin. Il semblerait qu’en 660, une horloge à eau ait été fabriquée avant par le prince Naka-no-Oe. Il s’agit probablement de la toute première horloge produite en terre nippone.

Mais la véritable industrie horlogère japonaise puise ses origines au milieu du 16ème. Avec l’arrivée du christianisme au Japon, des horloges provenant d’Europe sont ramenées au pays et offertes à différents dirigeants. Les missionnaires enseignent aux japonais l’art de fabriquer des horloges et des instruments astronomiques.

La période Tokugawa (1603-1868) est marquée par un isolement national qui durera plus de deux siècles. À cette époque, les japonais utilisent un système de jours divisés entre « journées » et « nuitées » avec le même nombre d’heures, plutôt qu’en 24 heures comme en Occident. Cela donne naissance à des modèles d’horloges uniques, comme les Wadokei (和時計) par exemple (horloge mécanique japonaise traditionnelle).

Le Japon s’ouvre au monde

Vers la moitié du 19ème siècle, le Japon ouvre ses frontières au commerce international. Il devient alors un nouveau marché très intéressant pour les autres pays, notamment pour les horlogers suisses.

Vers la fin du 19ème siècle, l’Union horlogère suisse ouvre un magasin à Yokohama en 1860. Celui-ci fermera 3 ans plus tard en raison de la trop faible demande.

Jusqu’au 20ème siècle, les horlogers japonais vont se former dans les ateliers suisses, puis rentrent ensuite au pays et travaillent pour les marques occidentales installées sur place.

En 1873, le Japon se calque sur l’Occident et adopte le calendrier grégorien ainsi que le partage des journées en 24 heures. Cette étape sonne la fin des pendules traditionnelles japonaise, qui deviennent alors des objets de curiosité et de collection.

Le Japon se met à introduire activement la technologie de production horlogère provenant d’Occident. Les montres se démocratisent et les importations horlogères suisses augmentent.

En 1893, la Osaka Tokei Manufacturing Company commence à fabriquer des montres de poche avec échappements à levier. Pour cela, elle utilise notamment les machine d’une société américaine, sous la direction d’un ingénieur américain.

Production nationale et envol de l’industrie horlogère japonaise

Les horlogers japonais commencent à développer une industrie horlogère nationale en favorisant largement la production locale. Le Japon finit par devenir concurrent de la Suisse et ouvre ses propres manufactures avec une production sur place et de belles innovations, comme notamment la première montre-bracelet Seiko en 1913.

Cependant, les dégâts causés par la Seconde Guerre Mondiale stoppent temporairement cette ascension industrielle. Elle reprend finalement après la guerre avec, en 1947, la création de l’Association horlogère japonaise.

Les exportations de montres et d’horloges japonaises à l’international prennent leur envol. Le Japon en profite pour exporter ses montres et ses horloges, avec pour ambition de devenir « l’horloger suisse de l’Est ». La production explose, l’horlogerie japonaise devient célèbre dans le monde entier grâce à ses technologies innovantes et à la qualité de ses garde-temps.

Les années 70 voient naître la commercialisation des premières montres-bracelets à quartz de la marque Seiko, avec des garde-temps fonctionnant sans remontage et affichant une précision bien supérieure aux montres suisses. La révolution du quartz permet ainsi au Japon de s’imposer sérieusement sur la scène de l’horlogerie mondiale, notamment par-rapport à ses concurrents suisses, qui prennent désormais modèle sur cet expert des montres électroniques.

Le Japon ne cesse d’innover en termes de technologie et de design horloger. À la fin des années 70, son savoir-faire horloger a fortement évolué, entraînant une production de plus d’une centaine de millions de garde-temps. Le Japon est parfaitement adapté, tandis que la Suisse peine à surmonter la crise du quartz.

La fin du 20ème siècle est marquée par un regain de l’horlogerie mécanique traditionnelle. Le Japon saisi cette occasion et introduit dans ses modèles de nouvelles technologies. On parlera notamment de la Seiko Kinetic (1988) qui allie électrique et mécanique.

L’horlogerie japonaise aujourd’hui

Aujourd’hui, le Japon fait partie des plus grands fabricants de montres et de mouvements mécaniques au monde. Depuis toujours, les horlogers nippons se concentrent sur l’innovation, la précision et la fiabilité de leurs mouvements, tout en conservant une conception esthétique innovante (porcelaine Arita par exemple).

Les montres qui servaient autrefois uniquement d’outil pour indiquer l’heure, sont aujourd’hui des accessoires de mode permettant d’habiller, mais servant également de compagnons au quotidien avec de nombreuses fonctions pratiques. Le Japon s’adapte constamment en jouant sur le terrain des nouvelles technologies et fait preuve d’une riche créativité. Pour être compétitifs sur le marché mondial de l’horlogerie, les japonais ont développé leurs propres niches. Ils proposent notamment des gammes de montres très variées avec un positionnement high tech.  Ils répondent aussi aux problématiques actuelles avec des modèles plus respectueux de l’environnement et d’autres dotés de technologies poussées (montres solaires, contrôle par ondes radio, GPS, etc.).

Le marché japonais se compose aujourd’hui de grandes marques mondialement connues comme Seiko, Citizen, Casio, etc., et d’horlogers indépendants talentueux. Il s’ouvre aussi de plus en plus au secteur haut de gamme depuis quelques années.